Panforte au chocolat, pistaches et gingembre confit

La puissance discrète du hasard. Ainsi aurait pu s’intituler ma journée d’hier. J’avais retrouvé un vieux papier soigneusement plié en huit (ou peut-être en seize) dans la poche d’un vieux manteau . Et dessus il y avait écrit : Panforte, Sienne , Noël, essayer absolument ! Suivi d’un gribouillis délavé d’ingrédients. Une allégresse soudaine m’envahit. Moi, quand on me prend par les sentiments , je fonce sans crier gare surtout s’il y a des amandes et des épices jouant les vedettes blasées  dans l’histoire. Et  puis comme dirait Audiard  » Y’a deux solutions : ou......

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Salade de chicons au bleu, au chou , pommes , claytone et  fruits secs (mais sans excel dedans)

Il y avait des réunions avec beaucoup de morceaux d’Excel et de PowerPoint. Il y avait des tours de verres avec vue imprenable sur l’obscurité et avec un bon bouillon de grisaille. Il y avait des choses très sérieuses dites par des gens très importants avec un émincé de « digital » partout et de vraies tranches de « synergie » et de « stratégie ». Il y avait le clap clap du laptop fatigué et le slurp slurp du cinquième mauvais café de la journée. Il y avait tout cela et plus encore mais moi je ne......

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“Ciabatta” sans pétrissage

La gloire et l’oubli. Ainsi pourrait-on qualifier l’extraordinaire vie de Sessue Hayakawa alias le samourai d’Hollywood.  Sessue comment ? Ben le colonel Saito voyons, mais si le méchant japonais qui emprisonne un régiment de britanniques dans le cultissime « pont de la rivière Kawai », le film  dont  la fameuse chanson sifflée (la marche  du capitaine bogley) traine encore dans l’inconscient cinéphilique mondial. Mais bien avant ce film datant de 1957, le monde avait oublié que Sessue avait d’abord été une  immense star dans le Hollywood balbutiant du cinéma muet. Et pourtant rien ne......

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Chorba à l’orge et aux légumes d’automne, condiment oranges-amandes

Dans le train il y a Madame qui pose beaucoup de questions et Monsieur qui ne sait pas, ou plus. « Qu’est-ce qu’on mange ce soir ? –Je ne sais pas . « Qu’est ce qu’on fait pour Saint-Nicolas ? » -Je ne sais pas. « Et pour les enfants ce week-end » ? –Je ne sais pas. Dans le train il y a une jeune fille qui pleure. J’ose l’aborder pour la consoler. C’est un chagrin d’amour, un chagrin semblable à des millions d’autres et pourtant singulier, unique, incomparable. Nous entamons timidement une conversation mais son arrêt est déjà......

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