étiquette : Fromage


Pides d’hiver aux oignons et aux poireaux

Sans oignon je suis grognon, à la vue d’une tête d’ail je défaille sans faille, je me frotte à l’échalote qui mijote, les tulipes me constipent tandis que les lys flétrissent vainement dans les vallées balzaciennes. Sans oublier les diaboliques et frêles asphodèles, je diverge vers les asperges, je me ceins de jacinthes, je m’écarte des toxiques colchiques (dans les prés on sait), avant de sauter à pieds joints sur des carreaux de poireaux. Heu enfin des carrés, heu des bottes je veux dire, enfin je ne sais plus. Lâchez-moi le bulbe....

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Salade de jeunes betteraves rôties au bleu et aux noix, bâtonnets de polenta au persil

On y glorifierait l’absurde et on y porterait l’insignifiance aux nues.  La pertinence serait bannie, l’inutile célébré, l’impossible exalté. Dans le département des adynata (de « adynaton » : impossible en grec), on étudierait l’histoire de la roue dans les empires précolombiens, l’usage de la tomate dans la cuisine médiévale écossaise, l’imprimerie aztèque, l’iconologie braille ou encore la dendrologie (étude de l’âge des arbres ) islandaise....

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Potage de céleri-rave à la pomme, au roquefort et aux amandes

Et nous voici de nouveau à l’ombre des ombellifères, là où tout n’est qu’ordre et beauté, luxe calme et céleri-rave (cf l’épisode précédent dédié à cette belle rave, injustement dédaignée). A l’ombre certes, mais avec cette question fondamentale, que dis-je, existentielle : quel est donc le quidam qui le premier a eu cette brillante idée de domestiquer l’ache des marais pour en faire les futurs céleris à côte et autres céleris-raves ? Comment se lève-t’on un matin en décidant de fabriquer du céleri(au lieu de ronchonner avant sa dose de café quotidienne)?Diantre!...

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gozleme aux légumes

« Je jalouse la brise du sud Car elle caresse ton front, mon amour Et j’envie le soleil quand il se lève Et j’envie le soleil quand il se couche Et je désirerais être cet oiseau qui chante Au sommet de sa branche humide Parce que tu pourrais y voir une beauté Qui ravirait tes yeux, mon amour » Extrait de « je jalouse la brise du Sud, oum kalsoum, 1957 , un poème d’Ahmed Rami»...

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